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Premier rendez-vous austral pour l’élite des surfeurs 02/03

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Ce sujet a 857 réponses, 23 participants et a été mis à jour par  Cedric_AACOM, il y a 6 ans et 1 mois.

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    Caroline
    Participant

    Premier rendez-vous austral pour l’élite des surfeurs

    LE MONDE | 02.03.05

    L’Hawaïen Andy Irons, l’Australien Joel Parkinson et l’Américain Kelly Slater, les trois ténors de la discipline, se sont retrouvés, mardi 1er mars, pour affronter les vagues de la « Superbank », au nord de l’Etat du Queensland, en Australie, où a lieu la première étape du championnat du monde 2005.
    De l’avis de tous, c’est un lieu d’exception. Un endroit niché au nord-est de l’Etat du Queensland, en Australie, et qui répond au nom de Superbank – traduit littéralement, « super-rivage ». C’est sur cette côte escarpée, donnant sur la Rainbow Bay, ouverte sur l’océan Pacifique, que les 45 meilleurs surfeurs de la planète se sont donné rendez-vous, à partir de mardi 1er mars, pour la première étape du championnat du monde 2005. Les conditions météo peu favorables ont empêché les compétitions d’avoir lieu, mardi et mercredi.

    « Ils appellent ce lieu Superbank, mais c’est bien plus que cela, parfois, s’enthousiasme l’Hawaïen Andy Irons, 26 ans, tenant du titre, à l’évocation du lieu. C’est tout bonnement stupéfiant, très, très bon… D’ordinaire, c’est bondé, avec plein de surfeurs. Alors, pouvoir surfer ici avec juste un ou deux gars est ce qui se fait de mieux. Pouvoir simplement prendre une bonne vague ici, parmi la foule, équivaut à en prendre cent n’importe où ailleurs. »

    Car ce fameux « super-rivage », mariage heureux des « spots » voisins de Snapper, Rainbow, Greenmount et Kirra, a ceci de particulier que, lorsque toutes les conditions sont réunies, la vague que l’on y surfe – « Snapper Rocks », pour les initiés – peut vous brûler les jambes un interminable kilomètre durant. « Une machine pompe du sable et le rejette à cet endroit, explique le Français Micky Picon, finaliste des qualifications en 2004. Un banc se forme sur 300 à 500 mètres et il en résulte une vague qui déroule parfaitement. C’est l’un des plus longs tubes au monde. C’est une vague de sable qui n’est jamais très grosse, mais que l’on croirait faite à l’ordinateur. On dirait un jeu vidéo. Je ne pense pas que ce soit la meilleure au monde, mais c’est toute une atmosphère autour qui rend l’endroit incroyable. »

    Difficile d’imaginer une étape plus excitante pour des retrouvailles. Andy Irons se mesurera, à cette occasion, à la superstar du surf, l’Américain Kelly Slater, 33 ans, et au natif du cru, l’Australien Joel Parkinson, 23 ans : tous deux sont fermement décidés à mettre un terme à ses trois années de domination sans partage sur ce site. « J’adorerais gagner un autre titre mondial, assure le Floridien Kelly Slater, le surfeur le plus titré de l’Histoire, avec six couronnes à son actif. Cela signifie une année entièrement dédiée à cela. Etre concentré à chaque épreuve, concentré sur chaque vague que l’on prend et entièrement focalisé vers un but unique. »

    CONCURRENCE SÉVÈRE

    L’enjeu est de taille, et la concurrence sévère. Slater le sait. Malgré son palmarès impressionnant – 27 victoires en quatorze années passées sur le circuit -, il n’a jamais réussi à passer le stade des quarts de finale à Superbank. « J’ai très envie de gagner ici, martèle-t-il. Je peux y donner la pleine mesure de mon surf, même si les résultats n’ont jamais vraiment suivi. J’ai toujours été près de faire quelque chose, et là, je sens que je peux obtenir un résultat satisfaisant. »

    Un impondérable, cependant, devrait tempérer son enthousiasme. Blessé au cou à son arrivée en Australie, l’enfant de Cocoa Beach a dû renoncer à s’entraîner, laissant ses principaux adversaires préparer ces joutes sans lui. Diminué, Kelly Slater pourrait passer une fois de plus à côté de la première épreuve de la saison et laisser cette part de gâteau – 270 000 dollars, soit 206 000 euros, de primes – à d’autres.

    D’autres, au rang desquels figurent les Australiens Mick Fanning, de retour sur le circuit, et Mark Occhilupo, champion du monde 1999, qui commence, à bientôt 39 ans, un dernier tour du globe très attendu. « Tout est possible, rappelle le vétéran du circuit. Je me suis entraîné très dur et nous avons eu une belle session ici ces dernières semaines. Je me sens en forme. Je ne veux pas faire de triomphalisme, mais tout est possible et je veux terminer sur une bonne grosse année. »

    Ce premier rendez-vous du championnat du monde 2005 s’annonce donc très ouvert, préambule d’une saison qui récompensera le plus endurant, le plus coriace d’entre tous. « Tout va se jouer entre Irons, Slater, Parkinson et Fanning, prédit Micky Picon. Pour moi, Slater reste le roi. C’est lui qui a ouvert toutes les portes, qui a montré comment il fallait surfer. Il a poussé le surf à l’extrême. Irons a lié ce surf parfait avec un peu de newschool. Quant à Parkinson, je pense qu’il manque de consistance sur des vagues où il surfe de dos. Par contre, dès que c’est une droite qui déroule, comme Jeffrey’s Bay en Afrique du Sud, Bell’s Beach (Australie) ou Snapper (Australie), tu peux être sûr qu’il sera dans les cinq premiers. »

    « Quoi qu’il arrive, conclut le Français, j’aimerais bien que Kelly Slater se remette à gagner. Il mérite encore un ou deux titres. Il a fait des « compètes » vraiment incroyables en 2004. Personne n’a jamais surfé comme lui. » Mais si l’Américain ne brille pas comme il le devrait lors de ce baroud inaugural, peu importe, le calendrier est chargé et les vagues nombreuses : celles de Tahiti, des Fidji, de la Réunion, d’Afrique du Sud, du Japon, de Californie, de France, d’Espagne, du Brésil, avant de finir, en décembre, par celles, exceptionnelles, des légendaires rivages hawaïens, apothéose d’une saison longue de dix mois.

    Fanny Connan



    Un sport associé à des valeurs positives

    Selon une étude réalisée en novembre-décembre 2004 par Carat Sport/Synovate, le surf « suscite de l’intérêt » chez 26 % des Français interrogés (un échantillon de 3 000 personnes, représentatif de la population âgée de 15 ans et plus). Il arrive en 23e position des 29 disciplines sélectionnées pour ce sondage, loin derrière la « marche-randonnée » (68 %), la natation et le patinage artistique (58 %). Tennis (57 %), football (54 %) et athlétisme (51 %) suivent, dans cet ordre. La formule 1 (40 %) rétrograde de neuf rangs par rapport à la dernière étude de ce genre, réalisée en 2001.

    Par ailleurs, Carat Sport/Synovate a demandé aux sondés d’associer les différents sports à 31 valeurs, comme l’audace, l’aventure, la solidarité, le luxe, le respect, le dépassement de soi, l’esthétique ou encore la féminité, le fair-play ou la technologie. Le surf figure au sommet de cette hiérarchie, étant cité 18 fois sur 31 dans le « top 10 » des sports associés à l’une de ces valeurs. Il devance ainsi la voile et les sports mécaniques (hors formule 1).



    Le circuit compte trois étapes françaises

    Le championnat. Le World Championship Tour (WCT) réunit les 44 meilleurs compétiteurs du monde. Le World Qualifying Series (WQS), également professionnel, constitue une sorte de deuxième division, permettant aux seize meilleurs du classement final de rejoindre l’élite à la fin de la saison.

    Les étapes. Le championnat du monde débute le 1er mars en Australie. Onze étapes suivent : Bell’s Beach (Australie, du 22 mars au 1er avril), Teahupoo (Tahiti, du 5 au 17 mai), Tavarua (Fidji, du 22 mai au 3 juin), Saint-Leu (la Réunion, du 23 juin au 4 juillet), Jeffrey’s Bay, (Afrique du Sud, du 12 au 22 juillet), Chiba (Japon, du 31 août au 7 septembre), Trestles (Californie, du 9 au 20 septembre), les Landes (France, du 23 septembre au 2 octobre), Mundaka (Espagne, du 3 au 15 octobre), Florianopolis (Brésil, du 31 octobre au 9 novembre), Banzai Pipeline (Hawaï, du 8 au 20 décembre).

    La notation. Les juges notent le surfeur à la fois sur la vague choisie et sur le style (radicalité, prise de risques, style). En 2005, un nouveau critère vient pimenter les débats : la diversité, afin que les concurrents soient dans l’obligation de multiplier les figures.

    • ARTICLE PARU DANS L’EDITION DU 03.03.05



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