mamabou

Toutes mes réponses sur les forums

2 sujets de 1 à 2 (sur un total de 2)
  • Auteur
    Messages
  • #286800
    mamabou
    Membre

    Désolée, c’est encore moi. La date du message est bien le jeudi 26 mars 2009.

    #286799
    mamabou
    Membre

    Bonjour,
    ce message est destiné à notre cher Romain.
    Je ne peux pas m’empêcher de répondre à ton mail fondé sur des convictions primaires.
    Désolée pour ce mail un peu long…

    Bon, déjà j’annonce la couleur: Romain, tu as tout faux et si tu es passé au Camp, a priori, tu n’en n’as vraiment rien retiré, ni rien compris.

    J’ai passé l’été dernier pratiquement toute la saison aux côtés de François et de Yoann ainsi que des volontaires hypers motivés. Ma démarche a été simple: j’éprouve une respect immense envers les Aborigènes et toutes leurs traditions qui sont malheureusement en train de crouler sous le poids des effets nocifs du monde occidental. En fait j’éprouve un profond respect pour les Hommes en général et pour la Nature. Et la population Aborigène a vraiment tout compris au monde et à ce que nous sommes sur cette planète. Mais au lieu de respecter leur mode de vie, on fait tout le contraire. Je me suis mise à lire quelques livres pas vraiment objectifs sur les Aborigènes jusqu’à tomber sur le livre de François. Livre vrai. Sans voilages, sans masque, vrai. J’ai cherché à contacter François, il m’a de suite répondu, on s’est donné rdv à Darwin, j’ai pris mon billet et en 2 mois j’étais au Camp.

    Bref, ce petit message un peu long pour te dire, cher Romain, ô combien tu t’es trompé et tu continues à te tromper sur un bon nombre de choses: François et Yoann, maintenant, sont des personnes qui respestent profondément les Aborigènes. Leur démarche et leur façon d’être avec les Aborigènes ne sont même pas explicables tellement ils ont compris leurs modes de fonctionnement. Et ce sont bien les seuls, malheureusement.

    Moi, en venant au Camp, j’ai oublié ma vie occidentale, j’ai mis de côté tout ce que je savais, et je me suis laissée guidée. J’avais envie que cette expérience ne soit pas gachée par ce qu’on m’avait appris auparavant et j’y suis allée complètement avec un esprit neuf. Sans a priori, sans rien, même matériellement, je ne m’étais pas beaucoup chargée, juste le nécessaire, voilà tout. L’expérience n’a pas été facile et j’ai dû un peu me battre contre moi-même. Mais encore faut il que toi tu es le cran de le faire. C’est pas donné à tout le monde.

    La démarche du Camp: tu viens avec ce que tu as, ce que tu es, tu es nu. C’est peut être ça qui te gêne au fond.!
    Et côté financier, évidemment que le Camp marche un peu et heureusement car c’est grâce à ça que François peut vivre le restant de l’année. Mais en aucun cas, François se ferait du bénéf sur le dos des Aborigènes. Jamais.
    Côté vie au Camp, outre le fait de vivre 24h sur 24 avec les mêmes personnes, et l’enrichissement humain de ce côté là, il y a évidemment des tâches bien précises à effectuer tous les jours pour que le Camp puisse fonctionner: on est en plein Bush, mon gars!

    Et figure toi que François les a faitres bien avant toi toutes ces tâches et que pendant bien une dizaine d’années il a été seul pour le Camp. Il a dû vraiment gagner la confiance des Aborigènes, leur respect seul sans l’aide de personne, poussé par un sentiment qui le lie aux Aborigènes profondément, ça aussi c’est inexplicable, c’est un peu viscéral.

    En allant là bas, tu comprends. Sans parler. Pas besoin de longs discours comme je suis en train de faire pour toi, tu vois? Mais ton message est tellement réducteur que je n’ai pas pu m’en empêcher. on ne parle pas de ce qu’on ne connaît pas. Et pour savoir ou pour connaître, il faut de la patience, de l’observation, de l’écoute. Ce que François a fait pendant des années et des années.

    Sur ce, bonne route.
    Marina.

2 sujets de 1 à 2 (sur un total de 2)