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dimanche, juillet 21, 2019
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Travail qualifié bâtiment à Sydney

Ce sujet a 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour par  moldovar, il y a 2 ans et 2 mois.

  • Créateur
    Sujet
  • #710972

    Sky
    Participant
    Etudiant
    Age: 26

    Bonjour à tous,

    J’écrit ce topic pour les personnes vivant en Australie qui ont réussis à obtenir un poste qualifié. Je pars pour 6 mois en école pour apprendre l’anglais, ensuite je souhaite trouver un job dans mon domaine. Je suis chef de projet dans le bâtiment spécialisé dans le nucléaire. Y’a t’il des personnes qui ont réussi à trouver un poste similaire à Sydney. Et à votre avis y’a t-il une forte demande dans ce domaine ?



1 réponse (sur un total de 1 )
  • Auteur
    Réponses
  • #710976

    moldovar
    Participant
    Touriste
    Age: 34

    Lancer la production d’énergie nucléaire en Australie a longtemps semblé inimaginable, tant l’opinion publique de ce pays y est hostile. Cette page est tournée depuis la publication d’un rapport d’experts mandatés par le premier ministre libéral John Howard, mardi 21 novembre. Ce groupe de scientifiques et d’économistes, présidé par le docteur en physique nucléaire Ziggy Switkowski, ancien président du groupe de télécommunications Telstra, envisage la construction de 25 réacteurs nucléaires d’ici à 2050, afin de produire un tiers de l’électricité du pays.

    Selon le ministre fédéral de l’environnement Ian Campbell, il faut « abandonner toute idéologie » face à cette question. « Nous aurons besoin à l’avenir de diverses sources d’énergie, affirme-t-il. Les renouvelables joueront un grand rôle. Le nucléaire aura aussi un rôle très important dans le monde, et peut-être en Australie, nous étudions cette possibilité. »

    Selon les auteurs du rapport, la construction de 25 réacteurs permettrait de répondre au doublement de la demande d’électricité prévue d’ici à 2050, tout en contenant les émissions de gaz à effet de serre (GES), dont le premier responsable est le secteur de la production d’électricité à partir de centrales à charbon, une ressource fossile abondante dans le pays. Dans le scénario envisagé, les émissions de GES seraient réduites de 8 % à 18 % par rapport à une production classique.

    La publication de ce rapport intervient à un moment-clé. L’opinion publique australienne, longtemps sourde aux alertes sur les conséquences néfastes du réchauffement climatique, est en train de basculer. Elle est confrontée à une sécheresse sans précédent, qui concrétise brutalement les risques du réchauffement. Le gouvernement est pressé d’agir.

    Or l’Australie est le seul pays développé, avec les Etats-Unis, à ne pas avoir ratifié le protocole de Kyoto, qui vise à réduire les émissions de GES. Le gouvernement libéral a toujours refusé d’engager des efforts qui pourraient porter préjudice à son économie, en particulier au puissant secteur de l’énergie.

    L’opposition travailliste et les militants antinucléaires soupçonnent le gouvernement d’avoir lancé la réflexion sur le nucléaire dans le seul but d’opérer une diversion. Les auteurs du rapport dressent cependant une liste impressionnante d’obstacles à franchir. L’Australie dispose bien sûr d’atouts : elle assure 23 % de la production mondiale d’uranium, et son sous-sol recèle 38 % des réserves connues. En revanche, le pays ne dispose d’aucune capacité technique. « Nous ne délivrons plus de diplômes en physique nucléaire depuis trente ans, il y a eu une pause dans ce secteur », rappelle M. Switkowski.

    Autre barrière : le coût, de 20 % à 50 % supérieur à celui de l’énergie produite à partir de charbon ou de gaz. « L’énergie nucléaire et les énergies renouvelables ne deviendront compétitives que lorsque les coûts des émissions de gaz à effet de serre seront explicitement reconnus », concluent les auteurs. Selon eux, avec un coût de la tonne de carbone fixé entre 9 euros et 24 euros, le nucléaire pourrait rivaliser avec le charbon. Mais le gouvernement australien a jusqu’à présent refusé d’envisager une telle contrainte.

    Dernier frein, et non des moindres, l’opposition persistante de la population – relayée par le Parti travailliste – même si elle devrait être « rassurée » par « la faiblesse du risque d’accident », selon M. Switkowski. Le groupe d’experts s’est gardé de proposer des sites pour les éventuels réacteurs, mais il a donné des indices. Les centrales devront se situer près de ressources en eau abondantes et des zones de consommations d’électricité, donc près des côtes densément peuplées. Ils ne précisent pas non plus les lieux de stockage des déchets radioactifs.

    Les dirigeants travaillistes des six Etats australiens décentralisés ont très vite annoncé leur intention de s’opposer par tous les moyens au nucléaire. « Ce n’est pas une option envisageable en Australie, c’est une industrie sale et dangereuse », affirme Anthony Albanese, porte-parole du Parti travailliste pour les questions d’environnement. Le gouvernement mènera-t-il campagne en faveur du nucléaire lors des élections de 2007 ? « Je l’espère ! », lance M. Albanese, qui prédit « des émeutes » si le gouvernement passe à l’acte.

    Gaëlle Dupont



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