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5 juillet 2022

LE MONDE 26.04.05 Foster’s rachète Southcorp

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3 sujets de 1 à 3 (sur un total de 3)
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  • #72711
    Caroline
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    La bataille aura été longue et indécise mais, après trois mois de lutte acharnée, le brasseur australien Foster’s semble enfin en passe de devenir le numéro deux mondial des vins non pétillants, derrière l’américain Constellation.

    La majorité des membres du conseil d’administration de Southcorp a accepté, vendredi 22 avril, l’offre de reprise du brasseur, un vote qui lui assure la majorité du capital. Le directeur général du groupe viticole, John Ballard, et un de ses directeurs non exécutifs, Ern Pope, ont toutefois refusé de soutenir Foster’s. Les deux dirigeants souhaitaient que leur concurrent rachète leur société pour un prix de 4,30 dollars australiens (2,58 euros) par action. Mais le brasseur n’a pas souhaité se lancer dans une nouvelle surenchère.

    Constellation convoite aussi Allied Domecq
    Le secteur des boissons alcoolisées est en pleine concentration. Alors que Pernod Ricard a lancé, jeudi 21 avril, avec l’américain Fortune Brands une OPA de 10,7 milliards d’euros (7,4 milliards de livres sterling) pour racheter Allied Domecq, l’américain Constellation Brands, numéro un mondial du vin, semble bien décidé à ne pas se laisser faire. Le groupe a confirmé, lundi 25 avril, avoir entamé des discussions avec des partenaires potentiels pour une éventuelle contre-offre sur le britannique.

    Mais les analystes doutent de la capacité de l’américain à monter une telle opération. Les spécialistes estiment toutefois que d’autres fusions pourraient bien se boucler dans ce secteur, encore très morcelé. Les géants spécialisés dans les spiritueux ont longtemps hésité à se diversifier dans la production viticole. Mais le succès de Pernod Ricard en Australie, où il possède des marques mondialement connues comme Wyndham Estate, Orlando et Jacob’s Creek, a encouragé d’autres groupes à se lancer dans l’aventure.

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    Mardi 19 avril, le producteur dela bière australienne la plus connue à l’étranger avait déjà augmenté son offre en proposant 4,26 dollars australiens (2,55 euros) par action, contre 4,14 dollars australiens (2,48 euros) trois mois plus tôt. Le coût total de cette offre publique d’achat, qui devrait atteindre 3,2 milliards de dollars australiens (1,92 milliard d’euros), est déjà jugé bien trop élevé par les analystes.

    Les économies d’échelles chiffrées à 140 millions de dollars australiens (84 millions d’euros) qui pourraient être tirées de la fusion des deux entreprises ne justifient pas, à elles seules, cette reprise. Ces synergies ne pourront également être exploitées pleinement que lorsque Foster’s aura acquis la totalité du capital de Southcorp. Et cet objectif pourrait être difficile à remplir après le refus de John Ballard de soutenir l’OPA. Les petits porteurs, qui détiennent près de 30 % des titres de Southcorp, sont en effet, dans leur très grande majorité, des fidèles supporteurs du directeur général du groupe, présenté comme l’artisan du redressement et qui a pris les commandes alors que l’entreprise perdait encore 533 millions d’euros sur l’exercice clos le 30 juin 2003. Le brasseur ne semble toutefois pas trop se soucier de ce « menu problème » .

    Son directeur général, Trevor O’Hoy, estime que son groupe devrait détenir 70 % des parts de Southcorp dans les trois prochaines semaines. La semaine précédant le lancement de son OPA, Foster’s avait déjà acquis, pour 584 millions de dollars australiens (350 millions d’euros), 18,8 % des parts de Southcorp en reprenant le portefeuille de famille Oatley, devenue le principal actionnaire du groupe après avoir cédé en 2001 pour 1,5 milliard de dollars australiens (885 millions d’euros) sa société baptisée Rosemount.

    Les deux plus importants actionnaires de Southcorp, Maple-Brown Abbott et The Capital Group Companies, ont également fait savoir qu’ils acceptaient les conditions de rachat proposées par Foster’s.

    Cette nouvelle représente un tournant majeur pour le brasseur australien. Cette OPA est « la décision stratégique la plus importante qui a été prise durant toute l’histoire de Foster’s, remarque Trevor O’Hoy. Foster’s sera le propriétaire de la marque Australie aussi bien dans le domaine de la bière que dans celui du vin. Foster’s possède désormais une gigantesque base en Australie qui lui permettra de devenir global » .

    DES LABELS RÉPUTÉS

    Dans son pays d’origine, le brasseur va en effet contrôler près de 40 % du marché des vins « premium » , dont les prix à la bouteille se situent dans une fourchette de 8à 20 dollars australiens (4,8 à 12 euros). En valeur, sa part du marché national atteint 29 %, loin devant ses deux principaux concurrents, l’américain Constellation (16 %) et le français Pernod Ricard (11 %). Les marques que Foster’s possède depuis le rachat, en 2000, pour 1,5 milliard de dollars (1,15 milliard d’euros) du producteur de vin californien Beringer (Wolf Blass, Jamiesons Run, Yellowglen, Beringer) vont s’ajouter à l’important portefeuille de Southcorp, qui comprend des labels réputés comme Rosemount, Penfolds, Lindemans, Seppelt et Wynns.

    Cette acquisition va permettre au brasseur d’enregistrer une hausse de 70 % de ses ventes dans le secteur viticole, pour atteindre 2,7 milliards de dollars australiens (1,6 milliard d’euros). Elle va également l’aider à se développer sur le marché britannique, où Southcorp est très puissant.

    Frédéric Therin
    Article paru dans l’édition du 27.04.05

    #335042
    agora7
    Participant

    dingue le monde des vins appartient aux américains puis aux australiens…

    moi qui croyais que ma bourgogne natale dominait le monde en matiere de vins et de boeuf…

    enfin, encore une histoire de sousous

    #335043
    Caroline
    Participant

    Oh, c’est pas très grave… La domination, c’est pas seulement par les sous:-)
    Allez, on va tous se saoûler au Bourgogne jusqu’à la fin 2005 pour faire remonter les ventes! C’est parti!!!
    Oh, non… Pas le courage, et puis Pernod-Ricard est quand même 3ème, tout va bien!

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