EXPÉRIENCE DANS UN ÉLEVAGE DE MOUTONS EN AUSTRALIE

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Copyright : Leah Galindo

Avec un WHV en poche et un billet d’avion réservé, Leah Galindo, 27 ans, n’avait plus qu’à décrocher un job avant de partir à la conquête de l’Australie et de ses grands espaces. Comme de nombreux backpackers, la jeune femme, originaire de Normandie, a tenté l’aventure HelpX en frappant aux portes des fermes australiennes afin de travailler en échange du gîte et du couvert. Et c’est une exploitation ovine qui lui a ouvert ses portes.

mouton merinos
Copyright : Leah Galindo

« Je suis agent de voyage sur-mesure, j’ai l’habitude de tout organiser sans jamais laisser place à l’inconnu, c’est pourquoi j’éprouvais le besoin de me libérer l’esprit en tentant une expérience humaine unique en son genre », indique la Normande qui a prêté main-forte à un agriculteur pendant près d’un mois dans un élevage de moutons mérinos, situé à Parndana sur Kangaroo Island dans l’Australie-Méridionale.

Un métier hors du commun

Au quotidien, la jeune femme a dû participer aux travaux de la ferme, et comme son volontariat s’est déroulé durant la période de tonte des moutons, Leah Galindo a par ailleurs contribué au rassemblement des milliers d’animaux éparpillés sur l’exploitation. « Avant l’arrivée des tondeurs professionnels, les shearers comme ils sont appelés en Australie, il faut rassembler les moutons à l’aide de chiens, les trier puis remplir la bergerie, explique-t-elle. Il faut parfois courir après les bêtes égarées et réussir à séparer les agneaux de leur mère avant de les diriger vers les enclos ».

Une fois la manœuvre effectuée, les shearers prennent le relais. Ces tondeurs professionnels sont employés de ferme en ferme et payés au nombre de moutons tondus. Sur une période de tonte, pouvant durer plusieurs semaines en fonction des élevages, plusieurs milliers de moutons passent entre leurs mains expertes qui, en moins de quelques minutes, mettent à nu les animaux avec une précision impressionnante.

elevage moutons
Copyright : Leah Galindo

Leah Galindo, quant à elle, a dû effectuer plusieurs tâches en aval de la tonte. « Je devais ramasser la laine fraîchement tondue et la trier en fonction de sa fibre et de sa couleur avant de la presser dans de grands sacs pour qu’elle soit vendue comme laine de premier ou de second choix », explique la jeune femme.

Il faut savoir que le marché de la laine occupe une place importante dans l’économie australienne car, avec près de 50 000 fermes ovines, le pays produit plus de la moitié de la laine textile du monde.

Une apprentie tondeuse

Après plusieurs jours passés à regarder les tondeurs professionnels, Leah Galindo a également souhaité faire ses premières armes avec quelqu’un à côté d’elle pour lui expliquer la manœuvre. « J’ai appris à maîtriser un mouton et à le mettre en position sur le dos pour débuter la tonte, explique-t-elle. Ce n’était pas une mince affaire car les animaux pèsent plusieurs dizaines de kilos et il est difficile de les porter rien à la force des bras ».

tondeur mouton
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Le geste de tonte est, quant à lui, technique et répétitif. « Il faut commencer par le ventre, en tenant le mouton devant soi, les pattes avant en l’air, puis, il faut le retourner pour pouvoir tondre les côtés de l’animal, tout en le faisant tourner sur lui-même », indique la jeune femme. « C’est un travail extrêmement physique qui oblige parfois à prendre des postures incroyable pour maîtriser l’animal, ce qui procure rapidement des douleurs au dos notamment ».

Une première expérience dont elle ne se félicite pas. « Même si le professionnel me tenait la main pour me guider avec la tondeuse, j’ai malheureusement écorché l’animal et je pense qu’il est aujourd’hui incapable de se reproduire, plaisante la jeune femme. Il faut savoir qu’être tondeur de moutons ne s’improvise pas, qu’il existe des formations et qu’il ne faut surtout pas tenter de passer sous la barre des trois minutes la première fois ».

Une expérience enrichissante

Malgré un travail éprouvant, Leah Galindo garde le souvenir d’une expérience enrichissante. « Cela a été l’opportunité de découvrir toutes les facettes du métier, d’apprendre à conduire un tracteur, de visiter Kangaroo Island de fond en comble et surtout d’en apprendre davantage sur moi-même », insiste la jeune femme.

leah galindo
Copyright : Leah Galindo

Aujourd’hui, Leah Galindo a terminé son road trip en Australie et a repris son emploi dans une agence parisienne, mais cette expérience lui a donné des envies d’ailleurs. « Je souhaite partir en tour du monde, m’occuper des bonobos au Congo, partir en expédition en Arctique, ou encore gagner à la loterie pour que tout ceci ne s’arrête jamais ».

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