Travail à la ferme en Australie

Plusieurs inspections sont menées dans les vignes de la Hunter Valley, au nord de Sydney. L’objectif : vérifier que les travailleurs, principalement des backpackers étrangers, soient correctement payés.
Nous savons que les cueilleurs de fruits et légumes n’obtiennent pas souvent les droits minimums », a déploré Phil Marsch, directeur du Bureau de médiation pour un travail équitable, à la chaîne ABC.

Quel backpacker australien n’a pas eu l’expérience ou l’écho d’un travail dans les champs sous-payé, d’un règlement au noir ou de dettes contractées auprès d’un fermier ? C’est précisément le genre d’histoires et d’anecdotes que le Bureau de médiation pour un travail équitable (FWO) tente de mettre fin. Aussi, il réalise des inspections dans les exploitations agricoles australiennes.

En janvier, comme le relate la chaîne australienne ABC, plusieurs inspecteurs du travail visitent les vignes de la Hunter Valley, au nord de Sydney, autour de Cessnock, Muswellbrook et Singleton. « Nous avons ce travail particulier cette année de s’assurer que les employeurs gardent des traces précises de tous les employés, parce que c’est vraiment la police d’assurance de l’employé », explique Phil Marsch, directeur du Bureau de médiation pour un travail équitable.

La cueillette de fruits en Australie, « fruit picking » en anglais, dépend fortement de la main d’oeuvre étrangère, notamment des voyageurs disposant d’un visa vacances travail. Sur la saison 2012-2013, plus de 38 000 visas vacances travail ont travaillé au minimum trois mois dans des fermes en Australie, nécessaires pour renouveler un second visa. Si de nombreuses exploitations payent très bien les saisonniers, certaines fermes profitent d’une main d’oeuvre jeune et flexible pour administrer des salaires bas et des conditions de travail difficiles, loin des standards internationaux.

Photo: lockthegate

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