Fredttt a écrit:Et puis si ce n'était pas grâce aux colonies, comment expliquer que les 3 plus grandes puissances économiques de l'époque aient été aussi les 3 plus gros empires coloniaux? Ces trois pays ne possédaient pas ou peu de richesses sur leurs propres sols...
Parce qu'un Empire coûte cher et qu'il faut par conséquent de l'argent pour le développer et le maintenir.
Quant à l'Espagne, l'Angleterre et la France, il est absolument hallucinant de lire que ces pays ne possèdent pas (ou peu) de richesses sur leur propre sols... C'est au contraire leurs richesses qui leurs ont permis de se consacrer à l'exploration.
Fredttt a écrit:Après, faire la balance entre l'époque où le colonialisme était un manne financière, et le moment ou il est devenu plutôt un fardeau, c'est un exercice auquel je ne m'essaierais pas...
L'existence des colonies étaient avant tout politique (prestige et contrecarrer l'expansion anglaise). A aucun moment il ne fut question d'économie. Les cours de toutes les matières premières étaient plus hauts que sur le marché mondial. Rien que pour le charbon, celui ci coûtait 20% de plus dans les colonies.
En comparaison, les Espagnols qui eux ont pillé leur colonies, eux ne s'en sont jamais relevé: cet apport brutal de richesses à causé une inflation extraordinaire dont ils ne se sont jamais remis.
Le philosophe français Alain Finkelkraut fait partie de ceux qui regrettent vivement ce négationnisme de l'histoire:
On change l'enseignement de l'histoire coloniale et de l'esclavage. Désormais, on enseigne qu'ils furent uniquement négatifs, et non que le projet colonial entendait éduquer et amener la culture aux sauvages." Pour preuve, Léon Blum, premier ministre français déclarait que
“Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de les appeler aux progrès réalisés grâce aux efforts de la science et de l’industrie… Nous avons trop d’amour pour notre pays pour désavouer l’expansion de la pensée, de la civilisation française”.De son côté, Jules Ferry, n'hésitait pas à affirmer que "
...Il faut dire ouvertement que les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures." Le résultat de ces politiques?
- 50 000 kilomètres de routes bitumées,
- 215 000 kilomètres de pistes carrossables en toutes saisons,
- 18 000 kilomètres de voies ferrées,
- 63 ports équipés,
- 196 aérodromes,
- 2 000 dispensaires modernes,
- 600 maternités,
- 220 hôpitaux dans lesquels les soins et les médicaments sont gratuits.
- En 1960, 3 800 000 enfants des colonies africaines sont scolarisés
- dans la seule Afrique noire, 16 000 écoles primaires
- 350 écoles secondaires (collèges ou lycées) fonctionnent.
- En 1960, 28 000 enseignants venus de France, soit le huitième de tout son corps enseignant, exercent sur le continent africain.
- Pour la seule décennie 1946-1956, le pays dépense en infrastructures, dans son empire, la somme colossale de 1 400 milliards de francs de l’époque,
- Des milliers de cadres formés dans nos écoles,
- Une administration complète livrée clef en main.
Aucun Français n'a à rougir de l'héritage que ses aïeux ont laissé derrière eux en Afrique.Freddt parle d'esclavage dans l'Empire Français, j'aimerais bien qu'il nous trouve quelques chiffres sur le sujet puis j'aimerais bien qu'il nous parle de la traite esclavagiste que les africains et arabes ont organisé tout seuls comme des grands, et puis ensuite on comparera...
Il y découvrira par exemple que quand le gouvernement français interdira l'esclavagisme en Algérie en 1848, ce n'est pas parce que les Français avaient des esclaves, non ils n'en avaient pas, c'est pour interdire aux LOCAUX d'avoir des esclaves (noirs)!!!!