C'est clair, l'art aborigène est un marché en plein boom qui attire malheureusement beaucoup de personnes malhonnêtes qui cherchent à profiter, plutôt que de promouvoir cet art unique!
Donc tu as raison de te méfier et de te poser des questions, c'est le premier conseil que nous donnons.
Pour notre part, nous sommes fières de clamer qu'IDAIA s’engage pour protéger et promouvoir des pratiques éthiques, favorables à l’art aborigène et aux artistes aborigènes, ainsi qu’aux acquéreurs.
- d’un coté, en garantissant de bonnes conditions de création et de rémunération honnête des artistes (en moyenne 60-70% du prix de vente par le centre d’art), par opposition à l’exploitation, la pression et les abus exercés par les ‘carpetbaggers’ (‘marchands de tapis’ allant voir directement des artistes souvent illettrés ou dans le besoin).
- de l’autre côté, en assurant un prix juste pour les acquéreurs correspondant à la réputation des artistes et la valeur des ½uvres, et éviter les pièges couramment pratiqués par les ‘carpetbaggers’ tels que le risque de faux et la production d’½uvres en série ou de mauvaise qualité.
L'art aborigène est un marché en plein essor mais complexe. Il est notamment célébré par la Commande Publique d’Art Indigène Australien au Musée du quai Branly à Paris, et présent dans un certain nombre de collections publiques majeures en Europe et aux Etats-Unis. Cependant, ce marché se caractérise par une offre foisonnante, des prix et des niveaux de qualité très hétérogènes, et des risques omniprésents quant à l’intégrité des ½uvres en vente et leurs conditions de production.
Voici les engagements concrets d’IDAIA :
- IDAIA s’évertue à expliquer ce qui entre en jeu dans le processus de sélection d’une ½uvre,
- IDAIA soutient les préconisations officielles du rapport de la Commission d’Enquête du Senat sur la viabilité du secteur de l’art aborigène (publié en 2007), et a apporté sa contribution au futur Code de Conduite du Commerce de l’Art Indigène Australien (voir:
http://www.australiacouncil.gov.au/news ... os-lamotte)
- et surtout, IDAIA recherche des ½uvres exclusivement auprès des structures officielles, les centres d’art communautaires ou les organisations équivalentes, répandus sur le territoire australien.
Les centres d’art aborigène communautaires sont des coopératives d’artistes appartenant aux Aborigènes locaux, facilitant la production et la distribution des ½uvres d’art, assurant la rémunération des artistes et gérant leurs carrières. Reconnus comme la ‘colonne vertébrale’ de l’art aborigène, ils garantissent l’authenticité des ½uvres et la traçabilité pérenne de leur provenance, ils fournissent un cadre de référence des prix essentiel, et favorisent la transmission des savoirs, l’apprentissage et la cohésion sociale – autant de facteurs cruciaux pour accomplir les qualités esthétiques et la représentation adéquate des rêves des artistes.
Quand à notre politique de prix, nous n'avons aucune aide de l'état. Les centres d'art nous donnent accès à un prix "whole sale" car nous faisons la promotion de leurs artistes à une échelle internationale, et nous contribuons à leur bon développement et aux bonnes pratiques.
Ceci est le fruit de plusieurs années de collaboration entre la directrice d'IDAIA et les centres d'art.
Il est donc regrettable de ne pas vouloir s'investir dans l'art aborigène (qui est en fait bien plus qu'un art) par peur des mauvaises pratiques! Il suffit d'être bien renseigné et de faire appel au bon intermédiaire.
Notre site internet est en construction, vous pourrez avoir accès à toutes nos infos d'ici 1 mois sur
www.idaia.com.au.
En attendant, si vous voulez en savoir plus, je peux vous envoyer présentation, références, etc... donnez moi vos adresses mails sur
sophie@idaia.com.au.
Voilà!! Je pense avoir fait le tour de la question "éthique". Mais surtout n'hésitez pas à m'écrire sur ma boite mail si vous avez d'autres questions.