Premiers pas au pays des kangourous : tout un monde à découvrir

Sitôt arrivés : premiers enchantements, premières rencontres, premières surprises et premières difficultés ! C’est parti pour un an d’aventures australiennes…

Sydney-Harbour

L’Australie, on en rêvait, on en parlait et on y pensait depuis plus d’un an, et bien nous y voilà ! Nous atterrissons à Sydney, Capitale de l’État du New South Wales, un jeudi matin de décembre. La vue sur la baie de Sydney est juste sidérante : tout semble recouvert d’eau et de végétation. Vue d’en haut, la plus grande ville australienne donne déjà un bonne impression et montre, tout de suite, l’étendue des ses charmes.

Après 8 heures de vol depuis Singapour, nous redescendons vite les pieds sur terre ! En Australie, et particulièrement à Sydney, la vie est chère ! Nous nous en apercevons aussitôt, au moment de prendre les transports en commun afin de rejoindre le centre-ville. Ici, le ticket de métro à l’unité coûte 4 dollars, un abonnement à la semaine vous coûte la bagatelle de 41 dollars (au minimum).

Sans compter le prix du billet rien que pour quitter l’aéroport de Kingsford Smith : 15 dollars ! Les hôtels sont également très chers, y compris les auberges de jeunesse, qui tournent autour de 27 dollars la nuit en dortoir. Ce n’est pas le tout mais en voyageant près d’un an, on a un budget à tenir ! Heureusement, grâce à notre visa vacances travail (Working Holiday Visa), nous avons la possibilité de travailler facilement en Australie dans toutes sortes de secteurs, et de bien gagner notre vie.

Des Australiens sympathiques et accueillants

Allez, let’s go ! La ligne ferroviaire d’Airport Link est en tous cas plus agréable que le RER B, et rapide : elle permet de gagner le centre-ville en 15 minutes. On en prend déjà plein les yeux dans le train, puisqu’à la station aérienne de Circular Quay, on a vue sur le pont et l’opéra de Sydney, les deux grands symboles de la ville.

C’est ici que tout le monde se réunit chaque année afin d’observer l’un des plus grands feux d’artifice au monde, le 31 décembre au soir. Pour l’heure, nous terminons notre route à la station Wynyard, en plein cœur du quartier d’affaires. Nous passons deux jours dans ce coin, tout près de la marina de Darling Harbour, chez l’habitant. Deux jours où nous découvrons un mode de vie très tourné vers l’extérieur : les habitants de Sydney sortent beaucoup, que ce soit pour faire du sport (ah le surf !), les boutiques, aller au restaurant ou partager un barbecue avec des amis… en voilà une vie sociale bien remplie !

D’ailleurs, on dirait qu’il y a des évènements toutes les semaines ici : pour Noël, le Royal Botanic Garden est transformé en pique-nique géant avec une myriade de chants de Noël sur la scène et des animations sont projetées sur la Cathédrale Saint Mary et le Town Hall pendant la nuit. Le 26 décembre, jour du Boxing Day (qui implique traditionnellement une distribution de cadeaux aux plus démunis), une régate part de Sydney à destination de Hobart, en Tasmanie. Le 31, des évènements sont organisés partout et en particulier sur les bateaux, dans lesquels vous pouvez réveillonner.

A terre, la baie est tellement noire de monde que cela s’avère très difficile d’entrevoir le spectacle, dommage… Début janvier, débute le Sydney Festival, qui propose concerts, théâtre, danse et expositions dans toute la ville jusqu’au 26 janvier, jour de la Fête Nationale australienne ! De quoi fournir aux habitants de Sydney et aux nombreux touristes un été très animé !

Town-Hall

La dure vie d’un backpacker !

Ce qui marque en premier à Sydney, c’est d’ailleurs sa population : cosmopolite, accueillante, décontractée, et loin d’être frileuse ! Qu’il fasse soleil, qu’il pleuve ou qu’il vente, les habitants ne semblent jamais quitter leur tenue d’été ! Ils répètent du reste sans cesse : « no worries » ! En décembre, ce sont les soldes, nous en profitons comme eux pour nous refaire une petite garde-robe, dans les rues commerçantes de Georges Street et de Pitt Street. Côté prix, dans les boutiques, c’est similaire à l’Europe sur beaucoup de produits.

La principale différence, c’est que les Australiens ont beaucoup de magasins spécialisés, notamment pour l’alcool. Et là, surprise ! Une bouteille de vin y est vendue au minimum 12 dollars, un pack de 6 bières… 15 dollars. Et oui, l’apéritif se fera plus rare qu’à la maison ! D’autant qu’on peut voir souvent inscrit dans les rues « Alcohol is prohibited in this area »… Malgré tout, les Australiens sont réputés pour être de bons vivants et semblent clairement moins stressés qu’en France, sûrement grâce à un mode de vie beaucoup plus cool. On le réalise d’ailleurs dès nos premiers pas dans l’aéroport. Nous sommes ici pour une longue période et on ne nous pose aucune question, un petit coup de tampon et un gentil welcome : nous voici lâchés en liberté dans le pays !

Botanic-garden

Puisque nous sommes ici pour au moins un an avec le WHV, nous démarrons assez vite toute une liste de démarches, le tourisme sera pour plus tard. On se rend vite compte que celles-ci sont assez faciles et rapides en Australie…si vous avez une adresse ! Combien de fois nous sommes-nous heurtés à la question : « quelle est votre adresse en Australie ? On n’en pas, on voyage. Oui, mais il en faut une ». Si la Poste restante, service gratuit et très simple d’usage, dépanne souvent, cette option est refusée dans la plupart des cas.

Il faut absolument fournir une adresse de résidence. Finalement, mieux vaut indiquer celle de votre auberge même si vous ne comptez pas y rester longtemps. Autre exemple : nous souhaitons une assistance dépannage au cas où la voiture tombe en panne quelque part. Et bien à la NRMA on nous assure que c’est impossible pour nous, car nous ne sommes ni Australien ni résident permanent… Compliquée la vie de backpacker sans domicile fixe ! Et, quand on prévoit de rester longtemps quelque part, il n’y a pas que du fun, mais aussi beaucoup de choses à penser et à régler. Heureusement, une fois réglé le problème de l’adresse, la plupart des démarches ne prennent que quelques minutes, comme demander un Tax File Number, ouvrir un compte en banque ou encore obtenir une carte SIM et un forfait de téléphone.

City-Center

L’Australie en van : un rêve avec son lot de complications

De toute façon pas de panique car, ce qui vraiment agréable au pays d’Oz, vous vous en rendrez compte assez vite, c’est la sympathie des gens. Ils n’hésitent pas à venir discuter avec vous et à vous aider, sans même le leur demander. Nous avons pu vérifier la gentillesse des Australiens au moment de chercher un campervan pour notre voyage. Trouver un van, certains d’entre vous le savent certainement, c’est difficile. Des annonces il y en a, surtout à cette période de l’année, mais comment choisir ? Quand on y connaît rien, et qu’on ne sait pas reconnaître un bon véhicule d’un mauvais, on ne dit pas non à quelques conseils. Et on en a reçus une tonne d’un conseiller dans une agence de location de voiture, qui n’avait donc rien à nous vendre.

Qu’à cela ne tienne, il avait envie de partager ses connaissances. Même chose du côté d’un vendeur de voiture, qui a nous a clairement conseillé d’aller voir ailleurs que chez lui, afin de pouvoir comparer et ainsi mieux choisir ! Enfin, une fois le van acheté, nous avons fait appel à plusieurs reprises à un mécanicien, qui s’est rendu disponible à tout moment sans pour autant nous faire payer une fortune, bien au contraire. Le van choisi nécessite quelques réparations avant de prendre la route. Là aussi on a eu la chance de trouver un super garage familial qui a été de bon conseil et nous a changé notre radiateur en moins de deux, pour un prix honnête. On devrait voyager sereinement maintenant… Encore faut-il se faire à la conduite à gauche et au surgissement de kangourous sur la route !

Bondi-Beach

Car à Sydney, la vie en van n’est pas de tout repos. Il n’existe pas de camping gratuit et aucun camp payant à proximité immédiate. L’idéal est de demeurer le long des plages, qui bénéficient toujours d’installations (tables, barbecues, toilettes, douches, eau potable). Vous ne pourrez par contre en profiter qu’en journée, puisqu’il est généralement interdit de rester camper la nuit… Tant pis pour les backpackers ! Malgré cela, on prend le temps de découvrir Sydney et ses alentours. La ville bénéficie d’un cadre de vie idéal. Ni trop grande, ni trop petite.

Le centre-ville et ses tours est agréable avec ses larges avenues, et la baie de toute part, on respire. En moins d’une demi-heure en transports publics, on peut atteindre une multitude de plages. Bondi Beach, la plus connue, mais aussi Manly, très appréciée le week-end également, après une balade ferry à travers la baie. Nous avons jeté notre dévolu sur Maroubra bay, plus au sud, plus sauvage, parfaite pour nous. Mais je pense qu’on apprécie clairement plus Sydney dans un contexte uniquement touristique ou à vivre. Moins en tant que routard qui bourlingue avec son campervan ! Après trois semaines à Sydney, notre première impression d’une ville belle et facile à vivre n’a toutefois pas évoluée. Si à Paris, les habitants s’écartent du centre pour se retrouver en banlieue grise, ici les habitants ont la chance de s’éloigner pour vivre à la plage. Le rêve australien !

Les courses à Sydney… mon marathon hebdomadaire !

Les courses à Sydney… mon marathon hebdomadaire !

Quand faut y aller, faut y aller… et forcément quand on s’installe ou qu’on séjourne ailleurs qu’en hotel 4* restau inclus, dans un pays comme l’Australie, le passage obligé des courses s’impose très vite !

Premier réflexe, prendre la direction du supermarché… A Sydney, comme dans toute l’Australie, les 2  grandes enseignes sont COLES et WOOLWORTH et première surprise, elles n’ont pas, comme en France, chacune leur centre commercial attitré, mais se font concurrence au sein du même Westfield, les plus importants centres commerciaux du New South Wales…

Coles ou Woolworth, c’est bonnet blanc et blanc bonnet

J’ai choisi Coles, peut être parce qu’ils sponsorisent Master Chef ou parce que Liquor Land, supermarché dédié à l’alcool et partenaire de Coles, y est accolé… c’est quand même pratique parce que ce qu’il ne l’est pas du tout et qui choque la petite française que je suis, c’est que l’Australie est le royaume de la petite ou plutôt moyenne surface spécialisée.

courses-photo-1

Suite »

Petite histoire de l’Australie

Depuis les abysses des jungles préhistoriques aux gratte-ciels de la civilisation contemporaine en passant par le Temps du Rêve aborigène et les conflits des Guerres Mondiales, zoom sur l’histoire mouvementée du tandem formé par une jeune nation et un vieux continent.

Il y a des centaines de millions d’années, les océans de notre terre n’abritaient qu’un unique super continent, Pangea. L’histoire de l’Australie commence avec la division de Pangea en deux moitiés, deux nouveaux continents : Laurasia, qui formera plus tard l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord ; et Gondwana, une vaste masse dont se détacheront l’Amérique du Sud, l’Afrique, l’Antarctique et… l’Australie. Ce nom, « Gondwana », se retrouve encore dans certains parcs naturels de la côte est : il décrit également les forêts, listées au patrimoine mondial de l’UNESCO, qui sont les dernières survivantes d’une époque où le continent rouge était une toison verte au climat tropical et à la végétation luxuriante. Dans ce passé obscur et lointain, l’Australie était peuplée de dinosaures dont on retrouve aujourd’hui encore les os fossilisés dépassant de la terre au beau milieu des immenses propriétés poussiéreuses de l’outback.

bourke03

Suite »

Katherine

A 320 km au sud-est de Darwin, Katherine compte 9000 habitants : un chiffre qui fait d’elle la 3ème ville du Territoire du Nord après Darwin et Alice Springs. Située au carrefour entre les autoroutes de Stuart et de Victoria, Katherine est une étape obligée, quelle que soit votre direction. Et cela, on ne peut que s’en réjouir, car Katherine c’est aussi le principal portail vers le parc national de Nitmiluk, une étendue de savane tropicale traversée par certaines des plus belles gorges du pays !

katherine-river

Suite »

Les compagnies qui volent vers l’Australie

Afin de partir en Australie, il vous faudra commencer par acheter un billet d’avion. C’est là que se pose le choix cornélien de la compagnie aérienne : quand le voyage dure plus de 20H et que l’escale en cours de route s’impose ne serait-ce que pour réapprovisionner les réservoirs de carburant, partir avec une bonne compagnie n’en devient que plus important !

Heureusement, le choix ne manque pas, et plus d’une dizaine de compagnies assurent la liaison entre la France et l’Australie. Pour choisir la votre, vous devrez vous poser certaines questions, que nous allons traiter ci-dessous.

Où la compagnie atterrit-elle ?

demarches01

Suite »

Ningaloo Reef

Avant de partir, tout le monde rêve d’une icône australienne classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et reconnue comme l’une des sept merveilles du monde naturel : la Grande Barrière de Corail, qui longe la côte est de l’Australie. Et si on vous disait que la côte ouest a elle aussi sa propre barrière de corail, tout aussi belle, moins connue, et beaucoup plus accessible ? Bienvenue sur Ningaloo Reef !

Sandy Bay

Suite »

Townsville

Forte de 185.000 habitants, Townsville peut être considérée comme la capitale officieuse du nord tropical du Queensland, dont elle est la ville la plus peuplée. Moins populaire que Cairns, Townsville est une cité en plein développement qui oscille délicatement entre moderne et campagnard. Mais son plus grand atout demeure son emplacement : entre les forêts denses des parcs nationaux du continent et les rivages sereins de Magnetic Island, tout est bon pour s’évader !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Suite »

L’Australie en souvenirs

Après des dizaines d’articles couvrant tous les sujets nécessaires à une bonne préparation au départ de la France à direction de l’Australie, il était grand temps de parler du départ d’Australie pour rentrer en France. Mais loin des formalités et des responsabilités, pourquoi ne pas commencer par se poser l’agréable question de savoir ce qu’on pourrait bien ramener de ce voyage ? Petit aperçu du panel de souvenirs que vous pourriez vous aussi un jour rapporter d’Australie !

L’artisanat aborigène

Premier objet dans la liste aux yeux de presque tous les voyageurs en terre australe : le célèbre didgeridoo, également appelé yidaki dans certains dialectes. Qu’est-ce qu’un didgeridoo ? Ce long tube de bois est un instrument de musique traditionnel utilisé à la façon d’une trompe ou d’un cor : en soufflant dedans, il est possible d’obtenir un son profond et bourdonnant résonnant sur de longues distances. Pour confectionner leur didgeridoo, les aborigènes appliquent une méthode simple et pragmatique : creuser l’intérieur du tube est une opération délicate qu’ils laissent… aux termites ! Les artisans n’ont donc qu’à choisir un tronc ou une branche qui leur convient, la couper, la dénuder de son écorce et en façonner l’extérieur, parfois décoré de riches peintures dans des teintes d’ocre, de noir et de blanc.

didj

Suite »

Cape York Peninsula

Loin, très loin au nord de l’Australie, à la pointe du Queensland tropical, se trouve une péninsule où le climat fleure bon l’équateur et où la faune et la flore paraissent à mi-chemin entre Australie et Papouasie. Le cap York est une destination hors-piste et hors-normes à réserver aux plus aventuriers – entre crocodiles, méduses et pluie battante, pourront-ils y trouver leur petit coin de paradis ?

Coconut Beach

Suite »

Séjour tourisme : les formalités

Envie d’ailleurs ? De plus en plus populaire, l’Australie est une destination vacances au bout du monde qui offre une immense variété de paysages et une grande richesse de faune. Pour en profiter en toute tranquillité dans le cadre d’un séjour touristique, voici un petit résumé de toutes les démarches à accomplir pour mieux partir !

Le passeport

demarches03

Suite »