Compétition boomerang Perth

Jusqu’au 23 avril, Perth, « la deuxième capitale la plus isolée du monde », accueille une compétition mondiale de boomerang.
On a conservé la partie jeu du boomerang, qui n’est qu’une toute petite partie de son utilisation. 90 % des boomerangs sont des bâtons de chasse. Ils servent à assommer des kangourous, des gros lézards ou des serpents. Ils sont plus efficaces qu’un caillou. Ils peuvent aussi être utilisés pour allumer un feu, creuser le sol ou jouer de la musique », explique Luc Cormier, ancien champion d’Europe de boomerang, au journal Ouest-France.

A quelques semaines des stades enflammés de la coupe du monde de foot au Brésil, de l’autre côté du globe, à Perth, se tient la plus grande compétition mondiale de… boomerang, la World Boomerang Cup. 90 compétiteurs, en provenance du monde entier, s’affrontent jusqu’au 23 avril dans la capitale de l’Australie-Ocidentale, rendant hommage à cet objet millénaire, issu de la culture aborigène.

Luc Cormier, 59 ans, ancien champion d’Europe de boomerang, a fait le déplacement depuis Laval (Mayenne). Il n’est pas retourné en Australie depuis la coupe du monde de boomerang de 2000 (l’évènement a lieu tous les deux ans). Sa pratique du boomerang, il la doit avant tout à une véritable passion pour la culture aborigène. Au journal Ouest-France, il confie : « J’ai plus de livres sur les Aborigènes qu’au quai Branly ».

A Perth, les compétitions sont variées : vitesse, endurance, durée de vol, précision ou rattrapage acrobatique. L’une des épreuves, le « fast catch », consiste à lancer et rattraper un boomerang cinq fois de suite en moins d’une minute. Le record du monde est de 16,5 secondes. Mais comme le rappelle l’ancien champion du monde Kenny Barr au quotidien The West Australian, « n’importe qui peut participer contre n’importe qui, tu peux avoir des hommes de 60 ans comme des filles de 14 ans sur le même terrain ».

 

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