Kangourou à 5 pattes

Des scientifiques viennent de découvrir que l’animal emblématique de l’Australie se sert de sa queue comme une cinquième patte.
Les kangourous l’utilisent pour se soutenir, se propulser et alimenter leur mouvement.

En fait, ils effectuent plus de travail mécanique avec leurs queues que nous le faisons avec une de nos jambes », explique Maxwell Donelan, de l’université canadienne Simon Fraser.

Deux petites pattes courtes à l’avant pour mieux boxer. Deux longues pattes à l’arrière pour courir plus vite dans le bush australien. Et une cinquième patte, la queue, qui fait office de stabilisateur et de propulseur. C’est l’énorme découverte d’une équipe de chercheurs canadiens, américains et australiens, qui viennent de publier leurs résultats dans la revue Royal Society Biology Letters.

En étudiant la plus grande espèce du marsupial, le kangourou roux, les scientifiques ont compris que les kangourous conservaient toujours trois appuis au sol. La queue leur sert alors de propulseur quand ils marchent, et de stabilisateur lorsqu’ils sautent. Plus de vingt vertèbres constituent la queue du marsupial, qui jouerait alors l’équivalent des pieds, des mollets ou des cuisses humaines.

Autre découverte étonnante et fascinante : les chercheurs supposent dans leur étude qu’au temps de la Préhistoire, la queue permettait aux kangourous de s’accrocher aux arbres, un peu comme une main… Un phénomène évolutif d’adaptation qui porte un nom : l’exaptation.

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