Chat sauvage d'Australie

Pas vraiment. Cela prouve qu’il suffit finalement de peu de chats pour causer des dégâts irrémédiables : on leur attribue la disparition de 20 espèces australiennes endémiques et de nombreuses autres espèces sont menacées, notamment les petits marsupiaux de moins de 3 kg.

Avec « un chat tous les 4 kilomètres carrés », la densité de chats en Australie est pourtant inférieure à celle observée en Europe ou en Amérique du nord. Mais à la différence de ces deux continents, la vie sauvage en Australie s’est développée pendant des millions d’années en l’absence totale de chats et est donc particulièrement vulnérable face à ce prédateur introduit par les premiers colons.

La première solution envisagée fut l’abattage de 2 millions de chats, annoncé en 2015 par le ministre de l’environnement, qui avait indigné les associations de défense des animaux et notre Brigitte Bardot nationale.

D’autres options sont maintenant proposées, par exemple la reconstruction d’habitats plus denses permettant aux marsupiaux de se cacher, ou l’accroissement de la population de dingos dans l’Outback – population tenue à distance par une barrière géante de 5320 km destinée à protéger les troupeaux de moutons.

L’option « dingo » obligerait donc les éleveurs à défendre leurs troupeaux à l’aide de bergers de Maremme particulièrement bien dressés. En espérant que ce choix ne serait pas à nouveau lourd de conséquences.

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1 COMMENTAIRE

  1. Déjà particulièrement destructeurs lorsqu’ils sont domestiqués, ces félins sont d’autant plus redoutables en totale liberté. En tout cas, ils n’ont rien à faire là.
    En s’opposant à leur abattage, ces associations soi-disant de protection des animaux ne se rendent même pas compte qu’elles se positionnent de facto à l’exact opposé de leur objectif…