Depuis 20 ans, François Giner s’est immergé dans l’univers des Aborigènes. Ce Français, vit désormais dans une région reculée de la Terre d’Arnhem (à 700 km au sud de Darwin), au cœur de 400.000 hectares de bush. Un territoire appartenant au clan des Ngklabon. Avec les Ngklabon, François Giner va monter un projet de développement économique basé sur le tourisme culturel : l’établissement d’un camp qui accueille de petits groupes de voyageurs pendant la saison sèche.Vous pouvez avaoir la chance d'y séjourner en tant que touriste ou bénévole.
Le site australia-australie.com est partenaire du Camp Bodeidei, si vous souhaitez y séjourner contactez François dans le forum du site.
François Giner à aussi écrit un livre sur Bodeidei
"Leur culture vieille d’au moins 40.000 ans est l’une des plus anciennes de l’humanité. Jusqu’à l’arrivée des Européens à la fin du XVIIIe siècle, les Aborigènes ont vécu de chasse, de pêche et de cueillette en harmonie avec une terre à laquelle ils appartenaient et qui nourrissait leur spiritualité, leurs coutumes et leur organisation sociale. Estimés à 350.000 en 1788, les Aborigènes n’étaient plus que 50.000 en 1966 et il ne reste aujourd’hui pas grand chose des 500 tribus d’origine. L’intrusion des Blancs dans leur univers traditionnel a été d’une incroyable brutalité : exterminés ou réduits en esclavage avant d’être brutalement “ assimilés ”, décimés par les maladies et l’alcoolisme. Aujourd’hui, la plupart ne survivent plus que dans une misère désespérante et les plus jeunes perdent souvent tout contact avec leur ancienne culture.
George Jangawanga, vieux sage aborigène, lui a accordé le premier son amitié, puis sa confiance, avant de lui donner un nom, “ Balang ”, et de le prendre pour frère. Son récit oscille sans cesse entre la beauté des paysages du bush, la richesse des traditions ancestrales, les récits de la création du monde, les rites complexes qui sont toujours respectés, mais aussi la lente dégradation des rapports humains, la désaffection des jeunes pour les coutumes, les ravages de l’alcool et de la drogue liés aux problèmes d’identité et de racisme, la colère et le désespoir des anciens, dépositaires de secrets qu’ils ne peuvent plus transmettre à quiconque.Teinté de respect et d’affection, ce témoignage d’une rare authenticité restitue aux aborigènes d’Australie une humanité que deux siècles de colonisation leur a pour ainsi dire dénié."
> Date : 01/07/2007
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